| Jacques COLETTE
Dialectique et phénoménologie Après le précoce effondrement de l’idéalisme allemand au XXe siècle, le néokantisme florissant ayant été à son tour battu en brèche, un espace s’ouvrait à de nouvelles avancées toujours soutenues d’ailleurs par la relecture de Kant et des postkantiens. De la fin du XVIIIe siècle jusqu’à la réception en France des deux phénoménologies majeures, hégélienne et husserlienne, les problématiques n’ont cessé de se renouveler. Les analyses et commentaires qui s’enchaînent dans ce livre, aux hasards des circonstances, de Kant à Hegel, de Jacobi à Hölderlin et Solger, de Kierkegaard à Merleau-Ponty et Lévinas, laissent se croiser et même se heurter – au fil conducteur de la réflexivité – les approches critiques, dialectiques et phénoménologiques, mais aussi la philosophie de la religion et l’esthétique. Dans la constellation typique du romantisme allemand, la philosophie s’allie à la littérature d’une manière rarement observée en d’autres temps ou en d’autres lieux, dessinant des proximités qui peuvent aussi bien se jouer en guise d’alliance que de rivalité. Ainsi de l’activité artistique dira-t-on qu’elle ose prétendre attendre, sinon le but ultime, du moins un terme que la philosophie ne peut qu’éventuellement entrevoir..
2008, 276 pages |